Une valise à la mer

Résumé

Sur le quai délabré d’un port, une femme et un homme se rencontrent.

Il fait nuit, les vagues frappent les soubassements de la digue.

Il semble là par hasard. Elle, en revanche, est là pour jeter à la mer le cadavre de son chat, enfermé dans une valise dont elle n’arrive pas à se séparer.

Elle attend l’aube. Il n’attend rien.

Ils engagent la conversation, se cherchent, se jaugent, s’affrontent, se séparent, se rapprochent, se tolèrent, s’apprivoisent. De toute évidence, leurs solitudes ne demandent pas mieux que de faire connaissance… et plus, si affinités !

Autour d’eux… invisible à leurs yeux… le chat rôde. Il lui faut du temps pour céder sa place dans le cœur de la femme et admettre qu’il n’est plus qu’un souvenir…

Un texte en forme de conte contemporain… poésie et humour…

Photo communication

 

L'équipe

Texte et mise en scène : Marc Delaruelle

Avec : Claude Mailhon (La Femme) et Patrice Ricci (L’Homme)

Décors et costumes : Geneviève Dudret

Bande son : Jérémie Sonntag

 

« Théâtre Rond-Point Liberté » de Saint-Maur du 28 au 30 avril 2006 – « Espace La Comedia » de Paris du 5 septembre au 30 novembre 2008 – « Théâtre de Coignières » le 6 mai 2008 – production « La compagnie de l’Horizon », « Le Théâtre de Bès » et « La Comedia – Horiziode Productions »

 

On en parle

LA TERRASSE - « … A travers cette histoire d’amour à la fois triviale et lyrique, tangible et imaginaire, Marc Delaruelle a souhaité éclairer les difficultés de communiquer en amour, les appréhensions et les inquiétudes qui peuvent maintenir certains êtres au sein d’une existence solitaire. » - M. Piolat Soleymat 

FROGGY'S DELIGHT - « … Dans une très belle scénographie Une valise à la mer nous emporte dans un conte poétique et ludique, une fantaisie sur un fond grave (la solitude, l’amour, la mort…). Il émane de cette pièce une légèreté et une fraîcheur qui ravissent. Sur un texte délicat à l’humour fin de Marc Delaruelle, cette rencontre improbable avance à pas de félin et nous réserve de beaux moments… l’originalité et la délicatesse de l’ensemble sont à savourer, tout comme l’interprétation de Patrice Ricci, remarquable dans cette jolie surprise de l’année. » - Nicolas Arnstam 

THEATRAUTEURS - "Nous sommes à l'approche de l'aube, ce moment quotidien de renaissance, celui aussi où nous dit la légende, la petite chèvre de Mr Seguin après avoir tant lutté, rendit l'âme, l'heure à laquelle bien souvent, les vieillards replient bagage ... Un homme juché sur ce que nous imaginons être un rocher, regarde l'eau en bas. Survient une femme, une valise à la main, coiffée d'un ridicule petit chapeau surmonté d'une voilette blanche, posée là en un geste symbolique, serrée dans un tailleur aux dimensions de sa vie, elle découvre brusquement l'homme, comme un obstacle posé au travers de son chemin. Lui a tout perdu " au jeu " dira t-il, et elle - cherche désespérément à se débarrasser de souvenirs encombrants - symbolisés, personnifiés par ce chat mort dont la valise est le cercueil. Elle aurait pu le faire incinérer certes, mais la démarche était impossible, au dessus de ses forces alors elle vient là, depuis quelques nuits et repousse chaque fois l'instant fatal. " C'est mort que l'amour est un poids " et décidément celui là est trop lourd pour s'envoler aussi brusquement. Présentée ainsi la pièce pourrait ressembler à un drame alors que sa forme est tout autre. C'est dirons nous, un conte pour adultes. Ces deux là vont se mesurer, croiser le fer ensemble, jouer au jeu de la séduction. Flatteuse, elle constatera -  " vous miaulez comme un chat parle " ... Et tenez, précisément, nous le verrons ce grand matou ou plutôt son âme qui continue à rôder autour du couple puisque décidément on peine à l'expédier au Paradis des chats ... Claude Mailhon va se transformer sous nos yeux au gré de l'évolution de son personnage. La dame un peu surannée du début va peu à peu faire preuve d'autorité puis rajeunissant en recouvrant l'espoir, devenir séductrice. La comédienne nous fait bénéficier de toute la palette de ses expressions par une succession de situations en décrochage. L'excellent Patrice Ricci est tour à tour désabusé, violent, rusé comme un félin bien sûr et séducteur au point de remplacer (et plus car affinités) le compagnon disparu. Il était une fois, un chat qui après sa mort se transforma en homme. Vous n'y croyez pas ? ... Il suffira que vous entendiez le texte de Marc Delaruelle pour être convaincus. Brillantes, poétiques et rapides, ses répliques font tendrement mouche, "apprivoise-moi " disait le renard, cette fois, c'est le chat réincarné qui est vainqueur. Quel beau conte de fées !" - Simone Alexandre

 

 

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