Requiem

Résumé

Niels se drogue. Niels boit. C’est l’adolescent à perpétuité dévastateur. Tout ce qu’il touche part en fumée : son couple, sa famille, son travail. Il se réfugie dans l’apathie et la lecture de l’un des écrivains maudit du XXème siècle, Charles Bukowski. Spectatrice désespérée, Léna, sa sœur, souffre de sa déchéance. N’y tenant plus, et malgré sa promesse de silence, elle « trahit » son frère après une prise de drogue particulièrement violente.

C’est la rupture. Il s’enfuit. Il emporte sa dégradation au loin, dans une autre ville et ne donne pratiquement plus de nouvelles, si ce n’est les furtifs appels au secours qu’il faut décrypter dans ses rares conversations téléphoniques.

Le temps passe.

Au cours d’un week-end fatal, les non-dits sortent du silence. Parfois dans d’atroces déchirements. Parfois dans des confidences passionnées.Le sentiment de culpabilité obsède Léna. Un jour, elle prend le train. Elle va rechercher son frère, s’expliquer avec lui, le remonter à la surface, le sauver de lui-même. Ils se retrouvent après une longue absence et… c’est Requiem.

La pièce se présente comme le récit du traumatisme amoureux d’une sœur qui tente désespérément de faire le deuil de sa passion pour son frère. Pas d’histoire, mais une situation, une partition qui se déroule inexorablement au rythme d’un flux et reflux où l’amour le plus irraisonné rejoint la haine la plus viscérale. C’est le requiem d’une relation qui effleure l’inceste.

Requiem affiche

L'équipe

Texte – Pascale Kukawka

Mise en scène – Marc Delaruelle

Avec – Claude Mailhon (Léna) et Patrice Ricci (Niels)

Décors et costumes – Geneviève Dudret

Son – Jean-François Machet

PhotosClaire Besse

AfficheChristine Masson

 

Théâtre « Essaion de Paris» du 5 novembre au 21 décembre 2002  - production « Théâtre de Bès » - avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD, de la Fondation Jacques Toja et du Ministère de la Culture et de la Communication

 

On en parle

LA TERRASSE - « La mise en scène sobre de Marc Delaruelle orchestre ce ballet venimeux, où alternent les moments d’harmonie, aux gestes synchronisés, et les moments de rupture violents. Flux et reflux de l’amour… à défaut d’espoir. C’est Léna qui raconte, lors du voyage de retour dans le train. La lumière éclaire alors son visage lors de flashbacks douloureux, qui laissent voir son impuissance. Patrice Ricci est parfait dans le rôle, il n’en fait jamais trop dans le côté avachi ou misérabilisme. C’est un homme tout simplement en proie à une dépression. Claude Mailhon aussi donne une épaisseur juste à son personnage, avec une sorte de raideur qui laisse deviner une peur sourde. La peur de rater sa vie, de voir ceux qu’on aime en faire de même » - Agnès Santi 

 

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